alt="Oggy, mascotte de Nuisibook — peluche orange portant une casquette et une salopette bleue, représentant un technicien expert en dératisation, désinsectisation et désinfection. Symbole de confiance, professionnalisme et proximité des services Nuisibook, la plateforme française de référence pour la lutte contre les nuisibles.

Réglementation dératisation Bordeaux : obligations, sanctions et mise en conformité (2026)

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Julien Moreau
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modifié le
18/3/2026
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Dératisation obligatoire à Bordeaux : sanctions de 450 à 3 000 €, zones à risque, rôle du SCHS et démarches de mise en conformité pour propriétaires et syn

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Reglementation Deratisation Bordeaux Obligations - guide complet NuisibookReglementation Deratisation Bordeaux Obligations

Dératisation à Bordeaux : une obligation, pas un choix

Un cadre légal strict en métropole bordelaise

Vous pensez que la dératisation concerne uniquement les immeubles vétustes du vieux Bordeaux ? Détrompez-vous. Le Code de la santé publique, via les articles L.1311-1 et L.1311-2, impose à tout occupant ou propriétaire de maintenir son logement exempt de nuisibles susceptibles de propager des maladies. À Bordeaux, cette obligation prend une dimension particulière : la ville enregistre chaque année entre 800 et 1 200 signalements liés aux rongeurs auprès des services d'hygiène municipaux. La métropole bordelaise, avec ses 814 000 habitants répartis sur 28 communes, concentre des facteurs propices à la prolifération des rats : un réseau d'assainissement ancien de plus de 3 000 km, des quais le long de la Garonne, et un centre historique classé UNESCO dont les bâtiments en pierre calcaire présentent de nombreuses fissures exploitables par les rongeurs. Le règlement sanitaire départemental de la Gironde ajoute une couche d'obligations locales que beaucoup d'acteurs immobiliers ignorent encore.

Pourquoi Bordeaux est particulièrement concernée

La géographie bordelaise joue contre vous. Les berges de la Garonne, du quartier des Chartrons jusqu'à la gare Saint-Jean, constituent un corridor naturel pour les rats bruns (surmulots) qui remontent depuis le port de la Lune. Le marché des Capucins, les Halles de Bacalan, les ruelles pavées de Saint-Pierre et Saint-Michel — ces quartiers historiques combinent restaurants, commerces alimentaires et bâti ancien, un cocktail idéal pour les colonies de rongeurs. L'ARS Nouvelle-Aquitaine estime que 40 % des signalements rongeurs de la région se concentrent sur la seule métropole bordelaise. Les travaux du tramway puis du RER métropolitain ont par ailleurs déplacé des populations entières de rats vers les quartiers résidentiels adjacents. Ignorer le problème expose à des sanctions, mais surtout à des risques sanitaires réels : la leptospirose touche environ 600 personnes par an en France, et les départements du Sud-Ouest figurent parmi les plus touchés.

Ce qui a changé en 2025-2026 à Bordeaux

La pression réglementaire s'est nettement renforcée ces derniers mois sur la métropole bordelaise. Le rapport 2025 de l'ARS Nouvelle-Aquitaine a documenté une hausse de 25 % des signalements rongeurs en Gironde sur 5 ans, poussant les autorités à intensifier les contrôles. Le SCHS de Bordeaux a traité plus de 300 dossiers liés aux rongeurs en 2025 sur la seule commune, un record. Les campagnes de dératisation des réseaux publics ont été étendues à de nouveaux secteurs — Euratlantique, Bassins à Flot, Ginko — mais l'obligation des propriétaires privés reste entière dès la limite du domaine public. Le plan de lutte contre l'habitat indigne de Bordeaux Métropole intègre désormais explicitement la présence de rongeurs comme critère de non-décence, renforçant les leviers juridiques des locataires face aux bailleurs inactifs.

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Chiffres clés

Bordeaux Métropole enregistre 800 à 1 200 signalements rongeurs par an. Le réseau d'assainissement bordelais dépasse 3 000 km de canalisations. Le SCHS a traité plus de 300 dossiers rongeurs en 2025, un record en hausse constante depuis 3 ans.

Obligations légales : ce que dit la loi pour chaque acteur

Propriétaires : responsabilité structurelle et entretien

Le propriétaire bailleur porte la responsabilité première en matière de dératisation. L'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 l'oblige à délivrer un logement décent, exempt de toute infestation. Concrètement, cela signifie reboucher les fissures et passages dans les murs, entretenir les canalisations, poser des grilles anti-rongeurs sur les bouches d'aération et les soupiraux. Le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 précise que le logement ne doit présenter aucun risque manifeste pour la santé des occupants. Si un locataire signale une infestation et que le propriétaire ne réagit pas sous 30 jours, le locataire peut saisir la Commission départementale de conciliation ou directement le tribunal judiciaire de Bordeaux. Les juges bordelais ont prononcé des réductions de loyer allant jusqu'à 30 % dans des affaires d'infestation non traitée par le bailleur. Votre responsabilité s'étend aussi aux parties extérieures — jardins, cours, parkings — dès lors qu'elles font partie de votre propriété.

Locataires : entretien courant et signalement

Le locataire n'est pas exempt de toute obligation. Le décret n°87-712 du 26 août 1987 inclut la "dératisation et désinsectisation" dans la liste des charges récupérables, c'est-à-dire les frais que le propriétaire peut répercuter sur le locataire. En pratique, le locataire doit maintenir le logement propre, ne pas entreposer de déchets alimentaires accessibles, et signaler immédiatement tout signe de présence de rongeurs. Si l'infestation résulte d'un défaut d'entretien du locataire — poubelles non fermées, nourriture laissée à l'air libre, encombrement excessif des caves — la charge financière du traitement lui revient. Notre article détaillé sur qui paye la dératisation entre locataire, propriétaire et syndic décortique chaque cas de figure. Gardez toujours une trace écrite de vos signalements : un email au propriétaire ou au syndic avec photos et date constitue une preuve recevable en cas de litige.

Syndics de copropriété : le plan de dératisation obligatoire

Pour les copropriétés bordelaises, le syndic a une obligation de résultat. Le règlement sanitaire départemental de la Gironde impose un plan de dératisation des parties communes au minimum une fois par an. Les immeubles de plus de 10 lots situés dans les secteurs sauvegardés de Bordeaux — Saint-Pierre, Saint-Michel, Chartrons, quartier des Grands Hommes — sont soumis à des contrôles renforcés par les services municipaux d'hygiène. Le syndic doit mandater un prestataire certifié, conserver les rapports d'intervention pendant 5 ans, et informer les copropriétaires des mesures prises. En cas de carence du syndic, n'importe quel copropriétaire peut mettre en demeure le conseil syndical et, à défaut de réponse sous 30 jours, demander la désignation d'un administrateur provisoire au tribunal. Les contrats annuels de dératisation pour une copropriété de 20 lots en centre-ville de Bordeaux coûtent entre 800 et 2 500 euros selon la surface et le nombre de passages.

Professionnels et restaurateurs : des obligations renforcées

Les professionnels de la restauration et du commerce alimentaire à Bordeaux font face à des exigences encore plus strictes. Le règlement CE n°852/2004 impose des procédures de lutte contre les nuisibles dans le cadre du plan de maîtrise sanitaire (PMS). Chaque établissement doit disposer d'un contrat de dératisation avec un prestataire certifié, d'un plan de positionnement des postes d'appâtage et d'un registre d'interventions consultable lors des inspections de la DDPP. Un restaurateur bordelais contrôlé positif aux rongeurs risque une fermeture administrative immédiate. Selon la chambre de commerce de Bordeaux, 15 % des établissements de restauration contrôlés présentent des défauts liés à la lutte contre les nuisibles. Les marchés couverts — Capucins, Bacalan, Lerme — font l'objet d'inspections trimestrielles renforcées depuis 2025.

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À retenir

Le propriétaire est responsable de la structure (fissures, canalisations, grilles). Le locataire assume l'entretien courant et le signalement. Le syndic organise la dératisation des parties communes au moins 1 fois par an. Les restaurateurs doivent tenir un registre de dératisation consultable à tout moment.

Arrêtés municipaux et préfectoraux : les règles spécifiques à Bordeaux

L'arrêté préfectoral de Gironde sur la lutte contre les rongeurs

Au-delà du cadre national, la préfecture de Gironde a pris des arrêtés spécifiques qui renforcent les obligations de dératisation sur le territoire bordelais. L'arrêté préfectoral relatif au règlement sanitaire départemental impose aux propriétaires d'immeubles bâtis et non bâtis de procéder à la dératisation de leurs biens chaque fois que la présence de rongeurs est constatée. Cette obligation couvre aussi les terrains non construits, les friches et les parkings. Les propriétaires de terrains vagues dans les zones en développement de Bordeaux Euratlantique ou des Bassins à Flot sont directement concernés. Le non-respect de cet arrêté expose à une contravention de 3e classe (450 euros d'amende), doublée en cas de récidive. Les agents de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de Gironde effectuent des contrôles réguliers, notamment après signalements de voisins ou de commerçants.

Le pouvoir de police du maire de Bordeaux

Le maire de Bordeaux dispose d'un pouvoir de police sanitaire prévu par l'article L.2212-2 du Code général des collectivités territoriales. Ce pouvoir lui permet d'ordonner des opérations de dératisation sur des propriétés privées lorsque l'infestation représente un danger pour la salubrité publique. En pratique, la mairie de Bordeaux intervient principalement dans deux cas : les immeubles insalubres signalés par les services d'hygiène, et les secteurs où la densité de rongeurs dépasse un seuil critique. Le Service communal d'hygiène et de santé (SCHS) de Bordeaux peut imposer des travaux de dératisation sous astreinte financière, avec un délai de mise en conformité généralement fixé à 15 jours. Plusieurs propriétaires du quartier Saint-Michel ont reçu ces mises en demeure ces dernières années, avec des astreintes journalières de 50 à 150 euros en cas de non-exécution des travaux prescrits.

Les campagnes municipales de dératisation dans les réseaux

Bordeaux Métropole organise deux campagnes annuelles de dératisation des réseaux d'assainissement, au printemps et à l'automne. Ces opérations couvrent les collecteurs principaux, les regards et les branchements. Mais elles ne concernent que le domaine public. Dès que le réseau passe en domaine privé — c'est-à-dire après le regard de branchement situé généralement en limite de propriété — c'est au propriétaire d'agir. Beaucoup de Bordelais l'ignorent et pensent que la mairie traite l'ensemble du réseau jusqu'à leur domicile. C'est faux. Vous devez vérifier l'état de vos canalisations privatives, notamment les raccordements entre votre habitation et le réseau public. Un regard de visite fissuré ou un joint défectueux suffit à offrir un accès direct aux rats depuis les égouts jusqu'à votre cave ou votre vide sanitaire. Consultez notre guide pour savoir que faire concrètement contre les rats dès les premiers signes détectés dans votre habitation.

Sanctions et risques en cas de non-conformité

Les sanctions administratives et pénales

Ne pas dératiser quand la loi l'impose, c'est s'exposer à un éventail de sanctions progressives. La première étape est la mise en demeure : le SCHS de Bordeaux ou la DDPP de Gironde vous notifie par courrier recommandé l'obligation de procéder à la dératisation dans un délai fixé. Si vous n'agissez pas, la contravention de 3e classe s'applique : 450 euros d'amende. En cas de récidive ou de mise en danger d'autrui, l'amende passe à la 5e classe : 1 500 euros, doublée en cas de nouvelle récidive (3 000 euros). Pour les syndics défaillants, les copropriétaires peuvent engager la responsabilité civile du syndic et réclamer des dommages et intérêts. Le tribunal judiciaire de Bordeaux a condamné en 2024 un bailleur social de Mérignac à 12 000 euros de dommages et intérêts pour avoir laissé persister une infestation de rats pendant 8 mois dans un immeuble de 30 logements, malgré les signalements répétés des locataires.

Les risques sanitaires pour les occupants

Au-delà des sanctions financières, les dangers liés aux rats menacent directement votre santé. La leptospirose, transmise par l'urine des rongeurs, provoque fièvre, insuffisance rénale et atteinte hépatique. En Nouvelle-Aquitaine, l'ARS recense 80 à 120 cas par an, avec une incidence supérieure à la moyenne nationale. La salmonellose, l'hantavirus et la fièvre par morsure de rat complètent le tableau des risques infectieux. À Bordeaux, les quartiers proches de la Garonne — Bacalan, Bastide, Paludate — présentent un risque accru en raison de l'humidité et de la proximité du fleuve, deux facteurs favorisant la survie des bactéries pathogènes dans l'environnement. Un rat adulte produit 25 000 crottes et 15 ml d'urine par jour, contaminant surfaces, aliments et air ambiant. Dans les copropriétés, l'infestation d'un seul lot peut se propager à l'ensemble de l'immeuble via les gaines techniques et les canalisations communes.

Les conséquences immobilières et assurantielles

Vous vendez ou louez un bien à Bordeaux ? Une infestation de rongeurs non traitée peut faire échouer une transaction. Les diagnostiqueurs immobiliers signalent de plus en plus les traces de présence de nuisibles dans leurs rapports, même si aucun diagnostic obligatoire n'existe encore pour les rongeurs. Les assureurs habitation excluent systématiquement les dégâts causés par les nuisibles de leurs garanties. Câbles électriques rongés provoquant un court-circuit, isolation détruite nécessitant une réfection complète, canalisations percées causant un dégât des eaux : aucun de ces sinistres ne sera pris en charge si la cause est identifiée comme une infestation de rongeurs. Les rats qui s'infiltrent dans les parois peuvent causer des dégâts considérables à l'isolation de votre habitation. Le coût moyen de remise en état après une infestation sévère non traitée dépasse 3 000 euros dans les copropriétés bordelaises, selon les retours de nos techniciens intervenant dans la métropole.

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Attention

Les assurances habitation ne couvrent jamais les dégâts causés par les rongeurs. Câbles rongés, isolation détruite, dégât des eaux par canalisation percée : tout reste à votre charge si l'infestation n'a pas été traitée.

Zones à risque bordelaises : où les rongeurs prolifèrent

Le centre historique et les quartiers anciens

Le secteur sauvegardé de Bordeaux, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2007, concentre paradoxalement les conditions les plus favorables aux infestations de rongeurs. Les immeubles en pierre de taille du XVIIIe siècle, aussi beaux soient-ils, présentent des fissures, des caves voûtées humides et des réseaux de canalisations centenaires. Le quartier Saint-Michel, avec ses ruelles étroites et son marché bihebdomadaire, génère des déchets alimentaires qui attirent les colonies. Saint-Pierre, entre la place du Parlement et la porte Cailhau, combine restaurants, bars et immeubles anciens aux caves communicantes — un terrain de jeu idéal pour les surmulots. Les Chartrons, ancien quartier des négociants en vin, conservent des chais et des entrepôts reconvertis dont les soubassements offrent des refuges parfaits. Nos techniciens interviennent en moyenne 3 fois plus souvent dans ces quartiers que dans les zones résidentielles récentes de Bordeaux.

Les quais de la Garonne et les zones humides

Les berges de la Garonne forment un axe de déplacement majeur pour les rats bruns. Du pont de Pierre au pont Chaban-Delmas, les quais réaménagés attirent promeneurs et restaurateurs, mais aussi les rongeurs attirés par les poubelles publiques et les restes alimentaires. Le quartier de Paludate, en pleine mutation avec l'arrivée de nouveaux logements et commerces, subit une pression particulière : les chantiers de construction délogent les colonies installées qui migrent vers les habitations voisines. La Bastide, sur la rive droite, n'est pas épargnée. Le jardin botanique, le parc aux Angéliques et les zones marécagères résiduelles offrent aux rongeurs eau, nourriture et abris en abondance. Les cachettes préférées des rats incluent les berges, les haies denses et les tas de compost mal entretenus — trois éléments omniprésents dans ces quartiers. Bordeaux Lac et Ginko, malgré leur urbanisme récent, connaissent aussi des problèmes liés à la proximité du lac et des zones humides environnantes.

Les zones commerciales et les marchés

Le marché des Capucins, surnommé "le ventre de Bordeaux", les Halles de Bacalan et le marché de Lerme sont des points chauds identifiés par les services d'hygiène municipaux. La présence quotidienne de denrées alimentaires, les déchets organiques et les réseaux de canalisations anciens sous ces structures créent un écosystème favorable aux rongeurs. Les commerçants de ces marchés ont une obligation renforcée de dératisation, contrôlée par la DDPP lors des inspections sanitaires. Les restaurants et commerces de bouche de la rue Saint-Rémi, de la place Fernand Lafargue et de la rue du Pas-Saint-Georges sont régulièrement inspectés. Selon la chambre de commerce de Bordeaux, 15 % des établissements de restauration contrôlés présentent des défauts liés à la lutte contre les nuisibles.

Les zones en chantier : Euratlantique, Bassins à Flot, Brazza

Les grands projets d'aménagement de Bordeaux Métropole créent des perturbations majeures dans les colonies de rongeurs installées. La ZAC Euratlantique, autour de la gare Saint-Jean, le quartier des Bassins à Flot et le secteur Brazza sur la rive droite concentrent des travaux de terrassement qui délogent mécaniquement les populations souterraines. Ces rats migrent ensuite vers les habitations proches, parfois sur plusieurs centaines de mètres. Les résidents des rues adjacentes aux chantiers constatent souvent une recrudescence brutale de la présence de rongeurs. Si vous habitez à proximité d'un chantier bordelais et que vous observez des signes inhabituels, apprenez à détecter rapidement la présence de rats pour agir avant que la colonie ne s'installe durablement.

Le rôle de l'ARS et des services municipaux à Bordeaux

L'ARS Nouvelle-Aquitaine : surveillance et alerte

L'Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine surveille les risques sanitaires liés aux rongeurs sur l'ensemble de la région, avec une attention particulière pour la métropole bordelaise. Son rôle est triple : collecter les données épidémiologiques (cas de leptospirose, morsures de rats), émettre des recommandations sanitaires et coordonner les actions de prévention avec les collectivités. L'ARS peut déclencher un signalement auprès du préfet lorsqu'une situation d'infestation représente un risque sanitaire majeur. En 2025, l'agence a publié un rapport pointant l'augmentation de 25 % des signalements rongeurs en Gironde sur 5 ans, attribuée à l'urbanisation croissante et au réchauffement climatique qui raccourcit les périodes d'inactivité des colonies. Les habitants de Bordeaux peuvent signaler directement une situation à risque via la plateforme de l'ARS ou en contactant la délégation départementale de Gironde. Ce signalement peut déclencher une inspection et, le cas échéant, des mesures contraignantes envers le propriétaire défaillant.

Le SCHS de Bordeaux : votre interlocuteur local

Le Service communal d'hygiène et de santé de Bordeaux est votre premier interlocuteur en cas de problème de rongeurs dans l'espace public ou dans un immeuble dont le propriétaire refuse d'agir. Le SCHS reçoit les plaintes des habitants, diligente des enquêtes sur site et peut prononcer des mises en demeure. En cas d'urgence sanitaire — infestation massive menaçant la santé publique — le SCHS peut ordonner une intervention d'office aux frais du propriétaire défaillant. Pour saisir le SCHS, adressez un courrier recommandé à la Direction de la santé publique de la mairie de Bordeaux, avec photos, dates des constats et copie des courriers envoyés au propriétaire ou au syndic. Le délai de traitement est généralement de 2 à 4 semaines, mais peut être raccourci en cas de situation grave. Ce service a traité plus de 300 dossiers liés aux rongeurs en 2025 sur la seule commune de Bordeaux, un chiffre en hausse constante depuis 3 ans.

Les associations et ressources locales

Plusieurs associations bordelaises accompagnent les locataires confrontés à des problèmes de nuisibles et à des propriétaires inactifs. L'ADIL 33 (Agence départementale d'information sur le logement) conseille gratuitement sur les droits et obligations de chaque partie. La CLCV Gironde et l'UFC-Que Choisir Bordeaux Métropole peuvent intervenir en médiation ou accompagner les démarches juridiques. Le barreau de Bordeaux propose également des consultations gratuites pour les litiges locatifs. Ces ressources sont précieuses si vous êtes locataire et que votre propriétaire refuse de prendre en charge la dératisation malgré vos signalements répétés. Documentez chaque étape : photos datées, emails, courriers recommandés avec accusé de réception. Cette traçabilité sera déterminante en cas de procédure judiciaire ou de demande de réduction de loyer.

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Bon à savoir

Le SCHS de Bordeaux peut ordonner une dératisation d'office aux frais du propriétaire en cas de danger sanitaire avéré. Signalez toute infestation non traitée par courrier recommandé à la Direction de la santé publique de la mairie.

Calendrier de vos obligations : quand agir à Bordeaux

Les échéances annuelles pour les copropriétés

Le calendrier réglementaire bordelais impose un rythme précis aux syndics de copropriété. La dératisation annuelle obligatoire des parties communes doit être réalisée et documentée dans un rapport conservé 5 ans. Les copropriétés des secteurs sauvegardés (Saint-Pierre, Saint-Michel, Chartrons) subissent des contrôles renforcés, souvent calés après les campagnes municipales de printemps et d'automne. Anticipez : planifiez votre intervention au moins 6 semaines avant la date prévue pour garantir la disponibilité d'un prestataire certifié. Les assemblées générales de copropriété du premier trimestre sont le moment idéal pour voter le renouvellement du contrat de dératisation. Ne pas inscrire ce point à l'ordre du jour constitue une faute du syndic que les copropriétaires peuvent contester.

Les périodes critiques pour les propriétaires individuels

Deux périodes concentrent les risques à Bordeaux : l'automne (septembre-novembre), quand les rongeurs cherchent des abris pour l'hiver, et le printemps (mars-mai), au pic de la reproduction. Les comportements des rats en hiver les poussent à s'infiltrer massivement dans les habitations dès les premières baisses de température. Septembre est le mois idéal pour un audit préventif de votre bien : inspectez les soupiraux, les gaines techniques, les joints de canalisation et les abords du local poubelles. Si vous constatez le moindre signe — crottes, traces de gras, bruits nocturnes — agissez immédiatement. Chaque semaine de retard multiplie la population : un couple de rats peut engendrer 60 descendants en 3 mois. Propriétaires bailleurs, informez vos locataires par écrit des mesures préventives à adopter dès la rentrée de septembre.

Se mettre en conformité : démarches et solutions concrètes

Étape 1 : diagnostiquer et documenter la situation

La mise en conformité commence par un état des lieux précis. Inspectez votre bien de fond en comble : caves, combles, vide sanitaire, gaines techniques, local poubelles, jardin. Recherchez les signes caractéristiques de présence de rats — crottes, traces de gras sur les murs, marques de dents, odeur musquée persistante. Photographiez chaque indice avec la date visible sur le cliché. Si vous êtes propriétaire bailleur, ne minimisez pas les signalements de vos locataires : chaque semaine perdue aggrave l'infestation et votre responsabilité juridique. Faites appel à un professionnel certifié pour un diagnostic complet. Chez Nuisibook, nos techniciens bordelais réalisent une inspection exhaustive avant toute intervention, avec un rapport documenté identifiant les espèces présentes, l'ampleur de l'infestation et les points d'entrée à traiter.

Étape 2 : choisir un prestataire certifié

La réglementation exige que les opérations de dératisation utilisant des produits biocides soient réalisées par un professionnel titulaire du Certibiocide ou du Certiphyto. Vérifiez systématiquement cette certification avant de mandater un prestataire. Les techniciens Nuisibook intervenant à Bordeaux et sa métropole sont tous certifiés et formés aux spécificités du bâti bordelais — pierre de taille, caves voûtées, réseaux anciens. L'intervention de dératisation démarre à 109 euros chez Nuisibook, diagnostic inclus. Ce tarif couvre l'inspection complète, la mise en place du traitement adapté et une visite de contrôle. Pour les copropriétés, nous proposons des contrats annuels avec passages programmés et rapports d'intervention détaillés, conformes aux exigences réglementaires. Comparez ce coût aux 450 euros minimum d'amende en cas de non-conformité, sans compter les dégâts matériels : le calcul est vite fait. Notre page dédiée aux prix de la dératisation détaille les tarifs selon les situations.

Étape 3 : sécuriser le bâtiment et prévenir les récidives

Éliminer les rongeurs présents ne suffit pas. La réglementation vous impose de maintenir votre bien dans un état empêchant toute nouvelle infestation. Concrètement, cela passe par le colmatage de toutes les ouvertures de plus de 2 cm (un rat adulte se faufile par un trou de la taille d'une pièce de 2 euros), la pose de grilles en acier inoxydable sur les soupiraux et bouches d'aération, la réparation des canalisations fissurées et la gestion rigoureuse des déchets. Dans les copropriétés, le local poubelles doit être fermé, ventilé et nettoyé régulièrement. Les erreurs les plus courantes face aux rongeurs incluent le fait de ne traiter que les parties visibles sans sécuriser les accès souterrains. Demandez à votre technicien un plan de prévention écrit, conservez-le avec vos rapports d'intervention : ces documents prouvent votre bonne foi en cas de contrôle ou de litige. Demandez votre intervention dératisation à Bordeaux pour un diagnostic complet et une mise en conformité durable.

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Chiffres clés

Intervention dératisation Nuisibook à Bordeaux : à partir de 109 €, diagnostic inclus. Amende pour non-conformité : 450 € minimum (contravention 3e classe), jusqu'à 3 000 € en récidive. Coût moyen de remise en état après infestation : plus de 3 000 €.

Encore des questions ?

Est-ce obligatoire de dératiser à Bordeaux ?

Oui. Le Code de la santé publique et le règlement sanitaire départemental de Gironde imposent à tout propriétaire, locataire et syndic de maintenir les locaux exempts de rongeurs. Les copropriétés doivent réaliser au minimum une opération de dératisation annuelle des parties communes. Le non-respect expose à des amendes de 450 à 3 000 euros.

Qui paye la dératisation entre locataire et propriétaire à Bordeaux ?

Le propriétaire finance les travaux structurels (rebouchage, grilles, réparation canalisations) et le traitement initial en cas d'infestation liée au bâti. Le locataire prend en charge l'entretien courant et les frais de dératisation si l'infestation résulte de son défaut d'hygiène. En copropriété, les frais de dératisation des parties communes sont répartis entre copropriétaires selon les tantièmes.

Quelles sanctions risque-t-on en cas de non-dératisation à Bordeaux ?

Les sanctions vont de la contravention de 3e classe (450 euros) à la 5e classe (1 500 euros, doublée en récidive à 3 000 euros). Le SCHS de Bordeaux peut imposer des travaux sous astreinte journalière de 50 à 150 euros. En cas de préjudice pour les locataires, le propriétaire s'expose à des dommages et intérêts pouvant dépasser 10 000 euros, comme l'a montré la condamnation de 2024 à Mérignac.

Quels quartiers de Bordeaux sont les plus touchés par les rats ?

Les quartiers historiques (Saint-Michel, Saint-Pierre, Chartrons) concentrent le plus de signalements en raison du bâti ancien et de la densité de commerces alimentaires. Les zones proches de la Garonne (Bacalan, Paludate, Bastide) sont très exposées. Les secteurs en chantier comme Euratlantique, Bassins à Flot et Brazza subissent des migrations de colonies délogées par les travaux de terrassement.

Comment signaler une infestation de rats à Bordeaux ?

Contactez le Service communal d'hygiène et de santé (SCHS) de Bordeaux par courrier recommandé à la Direction de la santé publique de la mairie, avec photos datées et description de la situation. Vous pouvez aussi signaler à l'ARS Nouvelle-Aquitaine via leur plateforme en ligne. En parallèle, notifiez votre propriétaire ou syndic par écrit pour constituer un dossier exploitable en cas de litige.

Combien coûte une dératisation professionnelle à Bordeaux ?

Chez Nuisibook, une intervention de dératisation à Bordeaux démarre à 109 euros, diagnostic complet inclus. Pour les copropriétés, les contrats annuels varient de 800 à 2 500 euros selon la taille de l'immeuble et le nombre de passages. Ces tarifs incluent l'inspection, le traitement, le suivi et les rapports réglementaires exigés par la loi.

Quand faut-il dératiser à Bordeaux dans l'année ?

Deux périodes sont critiques : l'automne (septembre-novembre) quand les rongeurs cherchent des abris pour l'hiver, et le printemps (mars-mai) au pic de reproduction. Les copropriétés doivent planifier au minimum une intervention annuelle. Bordeaux Métropole traite les réseaux publics au printemps et à l'automne, mais les canalisations privées restent à la charge du propriétaire.

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